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Greffe Touristique : Balafre en Souvenir
Frédéric (prénom modifié), Français, pré-chauve de 24 ans, songe, depuis ses premières chutes capillaires intempestives, consécutives à une alopécie androgénétique, à bénéficier d’une greffe de cheveux ou chirurgie esthétique de la calvitie. Seulement, pour lui, le prix d’une chirurgie capillaire pratiquée en France est au-dessus de ses moyens.
Il en était là de ses projets de restauration capillaire quand un reportage télévisé sur des cliniques de chirurgie esthétique, à prix réduit, installées à l’étranger, attira son attention. Plus loin, mais moins cher, se dit-il, cela me convient.
En effet, le reportage invitait et incitait à l’évasion vers ces lointaines contrées pour y profiter de l’enchantement du lieu, et de la chirurgie esthétique à prix défiant toute concurrence. Un forfait, tout compris - clinique, hôtel, séjour -, c’était plus que tentant. Alléchant !
Bien entendu, à en croire le reportage, le concept « tourisme chirurgical » ou « chirurgie touristique » serait « tout bénéfice » pour le patient. Bénéfice, certainement, mais plutôt pour les agences de voyages, en cheville avec des cliniques, elles-mêmes en compérage avec des chirurgiens( ?), dont on ignore d’ailleurs l’exacte qualification ou la compétence. Chirurgie esthétique à prix réduit à l’étranger : Destination bistouri ou destination bistourisque ?
Avec l’avènement d’Internet, et les émissions de télévision, qui, sous couvert de reportages, font la promotion de ces cliniques touristiques, les chances de toucher le plus grand nombre sont énormes. Le label « Vu à la Télé » ne pouvant que rassurer les personnes crédules, par conséquent, proies faciles pour des financiers de la chirurgie esthétique… touristique. Mais, hélas, l’actualité nous montre que ces destinations sont souvent davantage « tous risques » que touristiques…
Le « sourire » de l’hôtesse de l’agence de voyage à l’aéroport, c’est bien ; le thé à la menthe ou le jus d’orange offert dans le hall d’accueil de l’hôtel avec piscine, c’est bien ; mais, quid de la qualification du « chirurgien », qui ne verra le « patient-touristique » que la veille de l’intervention ou, le plus souvent, le jour de l’opération ? Vraiment un chirurgien ?
Bien sûr, en se rendant sur les sites Internet de ces « cliniques-touristiques » (sic), tout est rassurant. Tout est mis en œuvre pour appâter le pigeon. Mais, entre la « vitrine » Internet de ces cliniques, et la réalité, bonjour les surprises! Bonjour les désillusions! Bonjour les dégâts!
Frédéric, donc, avait le profil parfait pour tomber dans le piège : « Vu à la Télé », clinique chic, greffe pas chère, hôtel avec piscine, séjour de rêve, le tout pour un forfait… à prix discount…
Pour tous ceux, qui seraient tentés de faire le voyage dans ces lointaines contrées pour y « profiter » d’une chirurgie capillaire moins chère - nous, nous dirions au rabais : à quand les promotions de chirurgie esthétique à l’étranger, et les soldes… troisième démarque ? -, et qui pensent que la balafre indélébile à vie dans la nuque, c’est pour les autres, nous les invitons à la plus grande prudence. Après, comme Frédéric vient d’en faire la malheureuse expérience, il sera trop tard.
Au fait : Frédéric, en allant dans cette « clinique chirurgico-touristique » ou « touristo-chirurgicale », a économisé… 2.000 euros. A présent, il songe à contacter un chirurgien esthétique français pour tenter de réduire l’affreuse cicatrice nuquière. Il lui en coûtera, au minimum, 2.000 euros. Tout ça pour ça…
Très important : Toutes les suites ou les complications en rapport avec des actes de chirurgie esthétique pratiqués à l’étranger, dont, bien sûr, la chirurgie esthétique de la calvitie ou greffe de cheveux, ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie et les mutuelles. A vous de réfléchir si le risque, ou l’économie supposée, en vaut la chandelle en vous rendant dans une clinique touristique située à l’étranger, dont on ignore la qualification réelle du chirurgien, les normes d’hygiène, d’asepsie, les conditions de stérilisation, et la présence d’un anesthésiste confirmé. Quant au chirurgien ( ?) de Frédéric, avec les photos ci-dessous, nous avons un aperçu de sa « qualification » … Avis donc aux amateurs de chirurgie esthétique à l’étranger. Comme dit la sagesse populaire : « Le bon marché revient toujours plus cher… » Et, dans le cas présent - chirurgie inesthétique -, au prix de quelles souffrances, physiques et psychologiques. Avec Frédéric, cela vient de se vérifier. Hélas !
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