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Méfiez-vous
des Greffe-Tout !
Chaque
année des milliers de personnes ont recours à la greffe
de cheveux pour espérer retrouver leurs cheveux perdus. Mais,
hélas, un très grand nombre de greffés regrettent
d’avoir confier leur cuir chevelu à des greffe-tout.
Entre les promesses de ces pseudo chirurgiens, et les résultats
obtenus, il y a, très souvent, un océan de déception
et de désillusions.
Il
n’est pas inutile de rappeler que la greffe de cheveux par
la technique lambeau/bandelette découpés au bistouri
dans la nuque, est un acte éminemment chirurgical, qui ne
peut être pratiqué que par un chirurgien qualifié
en chirurgien plastique, reconstructrice et esthétique, dans
un établissement agréé par les autorités
sanitaires conformément aux décrets du 11 juillet
2005, qui encadrent la pratique de la chirurgie esthétique
: Journal Officiel du 12 juillet 2005 sur www.legifrance.gouv.fr
Ministère de la Santé.
Il
faut rappeler que c’est la loi du 4 mars 2002 sur les Droits
des Malades et la Qualité du Système de Santé,
qui a mis fin aux dérives relatives à la pratique
de la chirurgie esthétique par des pseudo chirurgiens, qui
s’étaient engouffré dans le créneau très
lucratif de la greffe de cheveux ou chirurgie esthétique
du cuir chevelu.
Sachant
qu’il y a environ, en France, douze millions de personnes
concernées par des chutes anormales ou prématurées
des cheveux, il est facile de penser que le marché «
capillaire », en général, et celui des greffes
de cheveux en particulier, intéresse beaucoup de monde. Particulièrement
des financiers de la greffe, qui ont investi dans des usines et
autres abattoirs à greffes à la chaîne afin
d’enrôler de faux chirurgiens mais véritables
greffe-tout en série. Le retour sur investissement est garanti…
et rapide.
Les
fameux greffe-tout, qui sont de véritables mercenaires de
la greffe, sans état d’âme et sans éthique,
ont vu tout le profit qu’ils pouvaient tirer de l’exploitation
de la souffrance des personnes alopéciques espérant
restaurer leur capital-cheveux.
Avec
l’avènement d’Internet – plus de cinq cents
sites de « vendeurs de greffes » en ligne -, les financiers
de la greffe et autres greffe-tout disposent d’un vecteur
pour véhiculer leurs publicités « greffiques
» afin d’appâter le plus grand nombre de candidats
à la greffe de cheveux.
Business is business !
A
une époque oû la dictature de l’image s’impose
à tous, la chevelure a une place prépondérante
: vie professionnelle, vie personnelle, vie sentimentale , etc.
De
tout temps, la chevelure, tant chez l’homme que chez la femme,
est considérée comme le signe de la beauté,
de la force et de la séduction. C’est un truisme que
de le rappeler, mais nécessaire pour l’illustration
de notre propos.
Il
est donc tout à fait normal, et humain, de ne pas accepter
l’amputation inexorable de son capital-cheveux, parce qu’à
la loterie capillaire héréditaire certains n’ont
pas « tiré » le bon numéro. C’est
ainsi.
Aussi,
depuis la nuit des temps, l’homme a tenté de découvrir
le remède miracle pour traiter les chutes de cheveux. Les
charlatans capillaires, qui, d’ailleurs, sévissent
encore de nos jours, utilisent toujours la même mécanique
- vendre de l’imaginaire - pour abuser de la crédulité
des personnes déstabilisées psychologiquement par
leur inexorable alopécie, en leur vendant, très chers,
des antichutes bidon sous forme de sérum, lotion et autres
compléments alimentaires à base d’ortie ou d’huile
de pépins de courge… Oui, oui, cela existe !
La
médecine, quant à elle, a fait des bonds de géant
dans le traitement de certaines formes d’alopécie avec
le minoxidil ou le finastéride, par exemple. Mais, cette
thérapeutique médicamenteuse ne peut, bien entendu,
venir à bout d’une calvitie très évolutive
ou installée. Tout au plus, la stabiliser ; ce qui, dans
certains cas, peut donner des résultats encourageants.
Lorsque
le traitement médicamenteux n’a pas donné le
résultat escompté, il reste la solution d’assumer
sa situation capillaire, d’adopter une coupe de cheveux, courte
ou rase, de porter un postiche - quelle qu’en soit la dénomination
marketing -, ou d’opter pour la greffe de cheveux.
Il
faut admettre, c’est une évidence, que la greffe de
cheveux ou chirurgie de la calvitie, n’est indiquée
que dans un très faible pourcentage de cas : soyons réaliste,
ce n’est pas un tiers du capital-cheveux restant - la couronne
hippocratique -, qui permettra de prélever ou de «
récolter » assez de cheveux - en fait, les unités
folliculaires ou microgreffons - pour combler ou garnir les parties
glabres (ou chauves) du cuir chevelu.
Il
faut se faire une raison : la greffe de cheveux n’est pas
toujours la panacée. Il ne faut pas en attendre des miracles.
Plusieurs
critères et facteurs entrent en jeu puisqu’il n’y
a jamais deux individus identiques : âge, taille, nature des
cheveux, couleur, diamètre, densité de la zone occipitale
ou zone donneuse, stade de la calvitie, évolution de la calvitie,
bien que ce soit un phénomène aléatoire, etc.
Ce
qui signifie qu’un très grand nombre d’alopéciques
ou de chauves ne seront pas de bons candidats à la greffe
de cheveux. C’est un fait avéré. Nous sommes
au regret d’énoncer cette réalité. Nous
ne sommes pas des commerciaux capillaires… au service des
greffe-tout…
Contrairement
à ce que prétendent les publicités des financiers
de la greffe qui promettent des mégaséances de microtransplantation
capillaire douce(sic) d’ultramicrogreffons(re-sic), et deux
fois plus de cheveux pour 50% moins cher, la réalité,
hélas, est tout autre.
Bien
évidemment, les « vendeurs de greffes », pour
appâter les candidats à la greffe de cheveux, ne vont
pas leur parler de microtransplantation douloureuse, réalisée
par un greffe-tout incompétent - c’est très
souvent le cas -, et par un personnel incapable de maîtriser
- oui, oui, cela existe - les techniques d’implantation…
Dans
le monde greffique, comme dirait le regretté Jean Yanne :
« Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !
»
Il
faut reconnaître que nous n’avons jamais vu un domaine,
oû le bluff était aussi présent que dans le
business de la greffe de cheveux : bidonnage à tous les étages…
Sachant
que le prix d’une séance de greffe de cheveux, qui
dure entre trois et cinq heures, rapporte, en moyenne, cinq à
six mille euros, les financiers de la greffe utilisent la «
grosse artillerie » publicitaire pour appâter le plus
grand nombre de candidats à la greffe de cheveux dans leurs
usines à greffes à la chaîne, oû «
sévissent » des greffe-tout mercenaires.
Sans
aucune qualification chirurgicale, ces greffe-tout, comme l’indique
leur « appellation » « greffent » tout ce
qui se présente. Le greffe-tout ne récuse personne.
Le greffe-tout a un fastueux train de vie à maintenir. Refuser
une greffe, c’est se priver de plusieurs milliers d’euros.
Le
greffe-tout n’a ni état d’âme ni scrupule.
L’éthique ? Connaît pas !
Avant
la greffe, tout sourit au futur greffé, qui a eu la malchance
de tomber dans les griffes d’un greffe-tout : sourire à
l’accueil, jus d’orange, café, sandwich, et autres
attentions… commerciales et mielleuses…
Une
fois que la greffe est terminée… dans les mains des
« coupe-greffons », « assistantes » du greffe-tout,
et que le greffé a aligné ses milliers d’euros,
la phase « sourire permanent » s’estompe…
Une
fois franchie la porte du faux centre médical ou de l’usine
à greffes, le greffé est livré à lui-même
: pour les éventuelles suites post-opératoires de
la greffe - œdèmes inquiétants, saignements préoccupants
, lâchage de cicatrice dans la nuque -, c’est souvent
le silence radio. Le greffe-tout est parti, le greffe-tout ne greffe
plus dans l’usine à greffes - le turn over est très
important dans les usines à greffes de cheveux -, le greffe-tout
est en congrès dans une lointaine contrée, etc. Quant
au personnel de l’usine à greffes, il est incompétent
pour la prise en charge d’une urgence…
Ce
qui signifie qu’après avoir payé plusieurs milliers
d’euros, le greffé qui, légitimement, pensait
qu’il y aurait un suivi post-opératoire en temps réel,
constate, après coup, qu’il se retrouve seul «
dans la nature », alors qu’avec un authentique chirurgien,
qui l’aurait opéré dans les règles de
l’art, dans une clinique agréée par les autorités
sanitaires, il n’aurait eu aucun souci d’aucune sorte.
Avec les greffe-tout, le service « après-greffe »
n’est jamais garanti.
Souvent,
avec le greffe-tout - donc non qualifié pour la pratique
de la chirurgie esthétique - , le pire est à venir
: résultat esthétique catastrophique, lâchage
de points de suture ou d’agrafes, cicatrices dans la nuque,
en échelle de perroquet, en marche d’escalier ou en
stretch back (lâchage des deux berges de la plaie lors de
la cicatrisation dans la zone occipitale). Cf. la rubrique «
Balafreurs de nuques »
Etant
donné que les greffe-tout « greffent » tout ce
qui se présente - bonnes ou mauvaises indications - le pourcentage
d’échecs et d’insatisfaits est très important,
et ne plaide pas, hélas, en faveur de la greffe de cheveux
pratiquée dans ces conditions.. peu éthiques.
Confier
son cuir chevelu à un « greffe-tout », c’est
prendre le risque de perdre ses illusions capillaires… et
des milliers d’euros.
L’idéal
dans la greffe de cheveux ou chirurgie du cuir chevelu, serait l’instauration
d’une prise en charge multidisciplinaire (en milieu hospitalier
par exemple): un chirurgien, un dermatologue et un psychologue ou
un psychiatre. Chaque candidat à la greffe de cheveux consulterait
cette instance afin d’avoir la certitude qu’il est un
bon candidat pour la chirurgie de la calvitie. Bien entendu, ces
trois praticiens n’auraient aucun rapport, de près
ou de loin, avec des greffeurs, et, en aucune façon, n’orienteraient
le patient vers des confrères greffeurs. Ainsi, le candidat
à la greffe de cheveux serait à même de prendre
sa décision en toute connaissance de cause.
Cette
prise en charge multidisciplinaire aurait comme avantage majeur
de bien informer et rassurer le consultant, et, de ce fait, lui
éviter de tomber dans les griffes… d’un greffe-tout
!
Maintenant,
tout candidat à la greffe de cheveux, est libre de ne pas
tenir compte de ce qui précède, notre mission se bornant
à informer. Tout simplement.
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