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Sécurité
des Greffes
Prudence
et Jurisprudence
L’unique
vocation de ce site est de vous informer afin de vous éviter
des déconvenues de toutes sortes.
Libre à vous de ne pas tenir compte des informations
qui sont portées à votre connaissance. |
Chirurgie capillaire et Internet
Devant
la prolifération de sites Internet concernant la chirurgie
de la calvitie par microgreffes, vous éviterez beaucoup de
déceptions et de désillusions en vérifiant
les critères suivants :
| 1.
|
Le
site est bien celui d’une clinique
chirurgicale ou d’une polyclinique, |
| 2. |
Vous serez bien examiné(e) et opéré(e)
par un chirurgien qualifié, |
| 3.
|
Un
devis pré-opératoire doit obligatoirement vous
être remis, avec la mention de l’assurance en Responsabilité
Civile Professionnelle du chirurgien, et non pas d’un
généraliste, d’un omnipraticien ou d’un
greffeur se présentant comme spécialiste en esthétique
médicale. |
Surtout,
vous devez éviter toutes les pseudo-cliniques et autres pseudo-centres
médicaux, qui réalisent exclusivement des greffes
de cheveux. En fait, ce sont des centres commerciaux de greffes.
En revanche, les cliniques et les polycliniques, dignes de ce nom,
consacrent leur activité à toute une gamme d’interventions
chirurgicales.
Ces établissements disposent d’anesthésistes-réanimateurs,
d’un personnel infirmier diplômé, d’une
pharmacie, d’une stérilisation et d’un équipement
aux normes de sécurité exigées par la Loi.
Toutes
les offres alléchantes concernant le nombre de greffons,
le nombre de cheveux par unités folliculaires, le nombre
d’assistantes(sic), ne sont que des arguments de marketing
pour vous attirer dans des structures, qui, le plus souvent, ne
répondent pas aux impératifs de sécurité
indiqués ci-dessus.
Rappelons-le
: «
La greffe de cheveux, quelle que soit la technique employée,
est un acte chirurgical. »
Jurisprudence
: Conseil d’Etat et Conseil National de l’Ordre
des Médecins.
Vérifiez
toujours auprès du Conseil National de l’Ordre
des Médecins, les informations concernant celui qui
se propose de vous opérer. |
Prudence
et Jurisprudence
Le corollaire de la croissance exponentielle
de « vendeurs de greffes de cheveux », en ligne - partant
du nombre de personnes « greffées » -, est l’augmentation
du nombre de plaintes de patients mécontents du résultat
promis par un commercial-capillaire-recruteur ou par un pseudo-chirurgien.
Nous avons donc décidé de publier des extraits de
décisions de la Section disciplinaire du Conseil National
de l’Ordre des Médecins et du Conseil d’Etat.
Il est donc de notre devoir d’attirer votre attention sur
les risques qu’il y a à confier son cuir chevelu à
de pseudo-chirurgiens, qui ont, depuis longtemps, oublié
le Serment d’Hippocrate et les dispositions du Code de Déontologie
Médicale.
Parmi
ces « greffeurs », l’on trouve de tout : ostéopathe,
acupuncteur, compétent en sport. La liste n’est pas
exhaustive. Nous allons vous le prouver :
Sur
le site Internet d’une association, qui fait la promotion
de l’esthétique médicale, nous avons trouvé
les quatorze « spécialités » que «
pratique » en cabinet ou dans un centre commercial de greffes
de cheveux, le docteur C. Sur le Site du Conseil National de l’Ordre
des Médecins, nous apprenons que ce « greffeur »
est homéopathe et acupuncteur.
Nous
n’allons pas vous faire attendre plus avant. Voici les quatorze
spécialités (en sus de l’acupuncture et de l’homéopathie),
du docteur C. : Mésothérapie, Cellulite, Liposculpture*,
Injection d’implants résorbables, Injections d’implants
non résorbables, Filling, Laser, Peeling, Mésolift,
Scléroses de varices, Phlébologie, Greffes de Cheveux**,
Epilation électrique, Epilation laser.
Vous
feriez-vous « opérer » par ce stakhanoviste du
bistouri, du trocart, de la canule et du laser ?
*Liposculpture
= lipoaspiration. « La lipoaspiration est un acte éminemment
chirurgical. » (Arrêt du 25 octobre 2001, de la Cour
d’Appel de Paris, 1ère Chambre, Section B – Mademoiselle
H. contre le docteur Eric B. – Numéro Juris-Data :
161 505).
** « Les greffes de cheveux ont les caractères d’actes
chirurgicaux » : Revue Médecine & Droit N°57
de Novembre-Décembre 2002 : Arrêt du Conseil d’Etat
– 4ème et 6ème sous-section, 19 juin 2002 –
Juris-Data N° 064047.
Nous
précisons que le docteur C. a revendiqué plusieurs
milliers de greffes de cheveux, dans le journal édité
par son association d’esthétique médicale.
Nous
ne savons pas si le docteur C. est assuré en Responsabilité
Civile Professionnelle (assurance obligatoire – Loi du 4 mars
2002 – Droit des malades et Qualité du système
de santé) mais nous avons la conviction, qu’en cas
d’accident opératoire et de préjudices subis
par les patients qu’il aurait opérés, sa compagnie
d’assurances refuserait d’indemniser lesdits patients
du fait que ledit docteur C. n’a aucune qualification chirurgicale.
A
ce sujet, les compagnies d’assurances sont très sourcilleuses,
et avec raison, quant aux déclarations « floues»
d’activité réellement pratiquée. Dans
ce cas, pas de couverture de risque. Et c’est toujours le
patient, qui en fera les frais, puisque pas de réparations
financières pour lui. Il n’aura que ses yeux pour pleurer.
Et de regretter, mais un peu tard, de ne s’être pas
mieux informé sur celui qui allait l’opérer.
D’autant qu’en matière d’intervention chirurgicale
à visée esthétique, il n’y a jamais d’urgence.
Le temps de la réflexion doit longuement précéder
l’instant de la décision. Il faut toujours rappeler
qu’il n’y a jamais de petite intervention comme il n’y
a jamais de petite anesthésie. L’aléa n’arrive
pas qu’aux autres.
Si
les personnes dont la greffe de cheveux a été ratée
- parce que pratiquée par des « implanteurs»
sans aucune qualification chirurgicale - adressaient une plainte
au Conseil National de l’Ordre des Médecins et au Procureur
de la République, les « greffeurs-mercenaires »
commenceraient à s’inquiéter sérieusement
et à songer à revenir à leurs compétences
initiales, comme, pour certains, l’acupuncture ou l’homéopathie.
Nous vous rappelons qu’une lettre recommandée, avec
avis de réception, est suffisante pour transmettre votre
plainte aux autorités susmentionnées. Il n’est
pas nécessaire de prendre un avocat.
Voici
une affaire qui s’est soldée par une sanction infligée
par la Section disciplinaire du Conseil National de l’Ordre
des Médecins, à un « greffeur », qui «
opérait » dans les locaux d’un pseudo centre
médical, situé dans le secteur de l’Arc-de-Triomphe,
à Paris. Au passage, ledit centre se présente comme
étant le premier, en Europe, par le nombre de greffes de
cheveux pratiquées en ses locaux (commerciaux), sans préciser
que ce ne sont pas des chirurgiens qui y opèrent.
Mais
quelle est la qualification exacte des « greffeurs »
de ce pseudo centre médical ?
Vous
allez avoir la réponse avec le cas du docteur Pierre C.,
qui, dans ce fameux centre, a «greffé », pendant
plusieurs années, les patients qui lui étaient «
fournis » par des instituts capillaires ou via des sites Internet
(sous plusieurs noms de domaines différents) appartenant,
eux aussi, à l’actionnaire majoritaire dudit centre.
Apparemment,
les membres de la Section disciplinaire du Conseil National de l’Ordre
des Médecins, n’ont pas eu la même lecture des
« compétences » du docteur Pierre C., que les
candidats à la chirurgie capillaire ayant été
« greffés » par lui.
En
date du 3 novembre 1999, ladite Section disciplinaire a sanctionné
le docteur Pierre C., pour qui la greffe de cheveux devait être
considérée comme un « sport », puisque
compétent dans cette spécialité.
Voici
un extrait de la délibération : « Considérant
que le Dr C., médecin généraliste compétent
en médecine appliquée aux sports, dépourvu
de qualification en matière de chirurgie plastique, reconstructrice
et esthétique a pratiqué jusqu’au mois de juin
1999, dans les locaux du centre médical de microtransplantation
capillaire de Paris, des opérations de greffe de cheveux
; que, quelle que soit la technique employée, de telles interventions
ont le caractère d’actes chirurgicaux qui ne peuvent
être pratiqués que dans un établissement qui,
s’ils ne sont pas soumis au régime d’autorisation
prévu par les articles L 712-2 et L 712-8 du code de la santé
publique, doivent néanmoins avoir le caractère d’un
établissement de santé, tel qu’il est défini
et régi par les articles L 711-1 et suivant du même
code et par les textes réglementaires pris pour leur application
; que le requérant a ainsi méconnu les dispositions
de l’article 70 du code de déontologie médicale;
qu’en outre, pour l’essentiel, les clients de cet établissement
ne lui sont pas adressés par des médecins qui y trouveraient
le plateau technique nécessaire à l’exercice
de leur spécialité mais par une chaîne d’établissements
commerciaux de soins capillaires se livrant à une importante
publicité en faveur des transplantations et qui dirigent
leurs clients sur le centre de microtransplantation de Paris, lequel
les confient aux médecins liés à lui ; qu’il
en résulte qu’en prêtant son concours au fonctionnement
de ce centre, le Dr C. a exercé dans des conditions incompatibles
avec le respect des principes à l’article 19 du code
de déontologie ; » (NDLR : article 19 du code de déontologie
médicale: La médecine ne doit pas être pratiquée
comme un commerce. Sont interdits tous procédés directs
ou indirects de publicité et notamment tout aménagement
ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale).
Conclusion
pour le Docteur C. :
« Considérant qu’en infligeant
au Dr C. la peine de l’interdiction d’exercer la médecine
pendant deux ans, le conseil régional de l’Ile-de-France
a fait une exacte appréciation de la gravité des fautes
commises par ce médecin ; »
Après
avoir lu tout ce qui précède – nous l’espérons
– nous allons vous faire découvrir, dans leur intégralité,
le contenu de deux des messages que nous avons reçus –
vous pouvez, vous aussi, nous en adresser ofgc@wanadoo.fr
- et qui résument, à eux deux, la teneur de ceux que
nous recevons régulièrement.
De
Christian J. :
« Votre site est très instructif. J’ai récemment
consulté deux « cliniques » pour avis (Clinique
du cuir chevelu à Mulhouse et Transhair à Heidelberg,
en Allemagne). La première m’a proposé une séance
au forfait, réalisée par un Dr C. qui se déplacerait
de Grenoble, l’autre, de 1000 à 1200 greffons par un
Dr. P. Les deux par prélèvement d’une bandelette
de cheveux, seul le prix varie du simple au double. QUESTIONS :
Internet foisonne de publicités pour diverses cliniques…comment
choisir ? Existe-t-il une liste de cliniques sérieuses en
France (idéalement Nord-Est) ? Lesquelles pratiquent aussi
la technique FUE ? Merci pour votre site et votre réponse.
C.J. »
De
Laurent T :
« Félicitations pour votre site très bien
fait et qui m’a donné des renseignements très
utiles. Suite à vos recommandations, pouvez-vous me fournir
le nom d’un ou plusieurs praticiens : sur Paris et ses alentours,
sérieux, à l’écoute des patients, d’une
bonne réputation, qui pratique la technique des micro-prélèvements,
qui opère en bloc opératoire, qui pratique l’opération
du début à la fin sans passer par des assistantes
pour le prélèvement par exemple. Merci d’avance.
Cordialement. »
Désormais,
vous aurez une vision plus réaliste de certaines pratiques
de la greffe de cheveux. Entre ce que vous venez de lire et les
publicités hyperboliques de sites Internet ou de plaquettes
luxueuses en quadrichromie, il y a un océan. Mais un océan
de pleurs et de désillusions. Les greffes ratées ne
se rattrapent pas systématiquement, et ne sont jamais remboursées
par les commerciaux de la greffe. Il ne reste plus que les Tribunaux
pour faire valoir ses droits.
Ne
sont plus rares, à présent, ceux qui consultent notre
site, mais après coup…de bistouri multilame «malheureux.»
« Ah ! si je vous avais connu plus tôt, je ne serais
jamais allé dans un centre commercial de greffes pour me
faire opérer par un non-chirurgien ! »
Afin
de vous éviter les déconvenues et les désillusions,
et de mettre toutes les chances de votre côté pour
la pleine réussite de votre correction chirurgicale capillaire,
nous avons choisi le mot « QUALITE » comme moyen mnémotechnique
pour vous assurer que vous aurez affaire à un chirurgien
opérant dans des conditions optimales de sécurité
: Plateau technique, Matériel de stérilisation, Matériel
de réanimation. En somme, un environnement propre à
la pratique de la chirurgie, dans le respect de toutes les normes
de sécurité et d’asepsie. La sécurité
du patient ne se brade pas.
QUALITE
et SECURITE,
sont bien les deux maîtres-mots de la réussite d’un
acte chirurgical.
En
ayant toujours présent à l’esprit le mot «
QUALITE », vous associerez chacune de ses lettres à
des exigences bien précises :
Qualification
: qualification chirurgicale de l’opérateur (vérifier
sur le site Internet du Conseil National de l'Ordre des Médecins).
Un
patient averti en vaut deux. C’est évident…et
plus prudent.
Assurances
: le nom de la compagnie d’assurances (avec son numéro
de téléphone) et le numéro du contrat d’assurances
de l’opérateur, doivent figurer, lisiblement, sur le
devis pré-opératoire (le patient en reçoit
un exemplaire), obligatoire depuis le 1er janvier 1997 (Arrêté
du 17 octobre 1996 relatif à la publicité des prix
des actes médicaux et chirurgicaux à visée
esthétique et Arrêté du 15 avril 1997), ainsi
que la mention de la spécialité pour laquelle l’opérateur
est couvert en Responsabilité Civile Professionnelle (Loi
du 4 mars 2002 sur les Droits des Malades et la Qualité du
Système de Santé). Ne vous laissez pas abuser par
l’appellation OMNIPRATICIEN, qui risque de créer la
confusion avec OMNIPLASTICIEN. Un omnipraticien n’est pas
un chirurgien. Point barre.
Loyauté
: elle doit présider à la relation patient-chirurgien
(ou colloque singulier). Donc pas d’entremise de commerciaux-capillaires.
Installation
: plateau technique aux normes officielles, matériel de stérilisation,
matériel de réanimation.
Tarif
: doit être pratiqué avec tact et mesure. Dans le domaine
de la greffe de cheveux, les plus chers ne sont pas ceux qui sont
qualifiés en chirurgie. En général, en fonction
de l’importance de la correction chirurgicale de la calvitie,
le prix d’une intervention doit coûter entre 3000 et
4000 euros maximum.
Ethique
: le candidat à une correction chirurgicale esthétique
de la calvitie, est un patient avant d’être un client.
En corollaire de l’éthique, il y a toutes les dispositions
du Code de Déontologie Médicale, que tout disciple
d’Hippocrate se doit de respecter.
En
conclusion, le principe de précaution, c’est, avant
toute greffe de cheveux, de consulter la présente rubrique
: « Sécurité des Greffes : Prudence et Jurisprudence.
» C’est ce que vous venez de faire. Nous vous en remercions,
et restons à votre disposition.
ULTIME
RECOMMANDATION
Méfiez-vous
des commerciaux-capillaires, « recruteurs »
de patients pour le compte de centres commerciaux de greffes,
qui vous disent, sur un ton doucereux, comme pour mieux
vous rassurer, et endormir votre vigilance : « On
ne fait que ça ! »
Nous serions tentés de compléter cette réponse
hypocrite : « On ne fait que ça….d’exploiter
les finances de personnes crédules !
»
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